Deuxième livre de Samuel 15,13-14.30

Deuxième livre de Samuel 15,13-14.30

Un messager vint annoncer à David : « Le cœur des hommes d’Israël a pris parti pour Absalom. »
Alors David dit à tous ses serviteurs, qui étaient avec lui à Jérusalem : « Debout, fuyons ! Autrement nous n’échapperons pas à Absalom. Vite, partez ! Sans quoi, il nous gagnera de vitesse, il nous précipitera dans le malheur et passera la ville au fil de l’épée. »
David montait par la montée des Oliviers ; il montait en pleurant, la tête voilée ; il marchait pieds nus. Tous ceux qui l’accompagnaient avaient la tête voilée ; et ils montaient en pleurant.
Comme le roi David atteignait Bahourim, il en sortit un homme du même clan que la maison de Saül. Il s’appelait Shiméï, fils de Guéra. Tout en sortant, il proférait des malédictions.
Il lançait des pierres à David et à tous les serviteurs du roi, tandis que la foule et les guerriers entouraient le roi à droite et à gauche.
Shiméï maudissait le roi en lui criant : « Va-t’en, va-t’en, homme de sang, vaurien !
Le Seigneur a fait retomber sur toi tout le sang de la maison de Saül dont tu as usurpé la royauté ; c’est pourquoi le Seigneur a remis la royauté entre les mains de ton fils Absalom. Et te voilà dans le malheur, car tu es un homme de sang. »
Abishaï, fils de Cerouya, dit au roi : « Comment ce chien crevé peut-il maudire mon seigneur le roi ? Laisse-moi passer, que je lui tranche la tête. »
Mais le roi répondit : « Que me voulez-vous, fils de Cerouya ? S’il maudit, c’est peut-être parce que le Seigneur lui a ordonné de maudire David. Alors, qui donc pourrait le lui reprocher ? »
David dit à Abishaï et à tous ses serviteurs : « Même celui qui est mon propre fils s’attaque à ma vie : à plus forte raison ce descendant de Benjamin ! Laissez-le maudire, si le Seigneur le lui a ordonné.
Peut-être que le Seigneur considérera ma misère et me rendra le bonheur au lieu de sa malédiction d’aujourd’hui. »
David et ses hommes continuèrent leur chemin, tandis que Shiméï avançait, tout près de lui, sur le flanc de la montagne. Il proférait ses malédictions et lançait des pierres tout près du roi, en faisant voler la poussière.

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Deuxième livre de Samuel 7,18-19.24-29

Deuxième livre de Samuel 7,18-19.24-29

Lorsque le prophète Nathan eut transmis à David les promesses de Dieu, le roi David vint s’asseoir en présence du Seigneur. Il dit : « Qui suis-je donc, Seigneur, et qu’est-ce que ma maison, pour que tu m’aies conduit jusqu’ici ?
Mais cela ne te paraît pas encore suffisant, Seigneur, et tu adresses une parole à la maison de ton serviteur pour un avenir lointain. Est-ce là, Seigneur Dieu, la destinée de l’homme ?
Pour toi, tu as établi à jamais ton peuple Israël, et toi, Seigneur, tu es devenu son Dieu.
Maintenant donc, Seigneur Dieu, la parole que tu as dite au sujet de ton serviteur et de sa maison, tiens-la pour toujours, et agis selon ce que tu as dit.
Que ton nom soit exalté pour toujours ! Que l’on dise : “Le Seigneur de l’univers est le Dieu d’Israël”, et la maison de ton serviteur David sera stable en ta présence.
Oui, c’est toi, Seigneur de l’univers, Dieu d’Israël, qui as fait cette révélation à ton serviteur : “Je te bâtirai une maison.” C’est pourquoi ton serviteur ose t’adresser cette prière :
Seigneur, c’est toi qui es Dieu, tes paroles sont vérité, et tu as fait cette magnifique promesse à ton serviteur.
Daigne bénir la maison de ton serviteur, afin qu’elle soit pour toujours en ta présence. Car toi, Seigneur Dieu, tu as parlé, et par ta bénédiction la maison de ton serviteur sera bénie pour toujours. »

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Douleur de David à la mort d’Absalon (2S 18, 9-10.14b.24-25a.30-32; 19, 1-4)

Douleur de David à la mort d’Absalon (2S 18, 9-10.14b.24-25a.30-32; 19, 1-4)

Lecture du second livre de Samuel

Absalon s’enfuyait après s’être heurté aux soldats de David. Il montait un mulet, et le mulet s’engagea sous la ramure d’un grand chêne. La tête d’Absalon se prit dans les branches, et il resta entre ciel et terre, tandis que le mulet continuait son chemin.
Quelqu’un l’aperçut et avertit Joab : « Je viens de voir Absalon suspendu dans un chêne. »
Joab prit trois javelots et les planta dans le cœur d’Absalon.David était assis à l’intérieur de la double porte de la ville. Un guetteur allait et venait sur la terrasse de la porte, au-dessus du rempart ; comme il regardait au loin, il aperçut un homme seul qui courait.
Le guetteur cria pour avertir le roi, et le roi lui dit : « S’il est seul, c’est qu’il a une bonne nouvelle à nous annoncer. »
Le roi dit au messager : « Range-toi et tiens-toi là. » Il se rangea et attendit.
Alors arriva un autre messager, un Éthiopien, qui annonça : « Bonne nouvelle pour mon seigneur le roi ! Le Seigneur t’a rendu justice aujourd’hui, il t’a délivré de tous ceux qui s’étaient dressés contre toi. »
Le roi demanda : « Comment va le jeune Absalon ? » Et l’Éthiopien répondit : « Que tes ennemis aient le sort de ce jeune homme, comme tous ceux qui se sont dressés contre toi, mon Seigneur le roi, pour te faire du mal ! »
Alors le roi fut bouleversé, il monta dans la salle au-dessus de la porte, et il se mit à pleurer. Tout en marchant, il disait : « Mon fils Absalon ! mon fils ! mon fils Absalon ! Pourquoi ne suis-je pas mort à ta place ? Absalon, mon fils ! mon fils ! »
On alla prévenir Joab : « Voici que le roi pleure et se lamente sur Absalon. »
La victoire, ce jour-là, se changea en deuil pour tout le peuple, car il apprit ce jour-là que le roi était dans l’affliction à cause de son fils.
Et ce jour-là, le peuple rentra furtivement dans la ville, comme se dérobe une armée qui s’est couverte de honte en fuyant durant la bataille.

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