Saint Symphorien

Saint Symphorien

Martyr
(† IIIe ou IV siècle)
Un jour que le peuple, en grande partie païen, célébrait la fête de la déesse Cybèle, Symphorien témoigna hautement son mépris pour ces démonstrations ridicules et refusa de joindre ses hommages à ceux de la foule. Il n’en fallait pas davantage pour être saisi et traîné devant les tribunaux :Symphorien, né à Autun, appartenait à l’une des familles de cette ville les plus illustres par ses ancêtres, par ses richesses et par ses fonctions. Il resta pur au milieu des dangers de la jeunesse ; avec le rayonnement de la vertu, son beau front reflétait la noblesse et l’intelligence ; il était déjà l’ornement de la cité.

« Déclare ton nom et ta condition, lui dit le juge.
– Je m’appelle Symphorien, et je suis chrétien.
– Pourquoi n’as-tu pas voulu adorer la déesse ?
– Je n’adore que le Dieu vivant; quant à votre déesse, donnez-moi un marteau, et je la briserai en mille pièces.
– Si tu ne veux pas obéir à l’édit des empereurs, tu paieras ta révolte de ton sang.
– Dieu punit les méchants, mais Il récompense les justes en proportion de leurs mérites ; je n’ai donc point lieu de craindre tes supplices ; plus je souffrirai, plus ma couronne sera belle. »

Après une sanglante flagellation, le jeune martyr fut jeté dans un noir cachot ; quelques jours après, non seulement on ne le trouva pas amolli, mais il se montra plus ferme encore. Comme le juge l’exhortait à sacrifier aux idoles :

« Ne perdez pas votre temps en discours vains et frivoles » lui dit Symphorien.
Le juge insistant, pour le flatter, sur les honneurs qui l’attendaient : « Les biens des chrétiens, dit-il, leurs honneurs, ne sont pas de ce monde; le monde passe comme une ombre ; Dieu seul donne le vrai bonheur.
– Obéis, dit le juge furieux, ou je te condamne à mort !
– Je crains Dieu seul ; vous avez pouvoir sur mon corps, mais vous ne pouvez rien sur mon âme.
– Symphorien, vous êtes condamné à périr par le glaive ! »

C’est alors qu’eut lieu une scène sublime. La mère du jeune martyr avait assisté à sa glorieuse confession de foi; elle voulait assister à son couronnement et suivit le cortège jusqu’aux murailles de la cité, près du lieu où devait s’accomplir le sacrifice. Là, du haut des remparts, cette femme, digne émule de la mère des Macchabées, fit entendre à son fils cette exhortation touchante :
« Courage, mon fils, courage, la mort nous conduit à la vie. Regardez en haut, mon enfant, regardez Celui qui règne au Ciel ! »

Fortifié par ces paroles, le jeune chrétien livra sans hésiter sa tête au fer du bourreau.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l’année, Tours, Mame, 1950.

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Saint Maxime le Confesseur

Saint Maxime le Confesseur

Père de l’Église d’Orient
(580-662)
Dès l’enfance, il fut destiné à la vie monastique et à l’étude des Écritures, également à travers les œuvres d’Origène, le grand maître qui au troisième siècle était déjà parvenu à « fixer » la tradition exégétique alexandrine.Maxime, auquel la Tradition chrétienne attribua le titre de Confesseur en raison du courage intrépide avec lequel il sut témoigner – « confesser » -, également à travers la souffrance, l’intégrité de sa foi en Jésus Christ, vrai Dieu et vrai homme, Sauveur du monde, naquit en Palestine, la terre du Seigneur, autour de 580.

Vers 613-614, il laissa volontairement son poste de haut dirigeant dans l’administration royale,  pour embrasser la vie monastique, en entrant dans le monastère de Chrysopolis, situé sur le détroit du Bosphore, devant Constantinople, puis il passa en Egypte.

En 649, il prit activement part au Concile du Latran, convoqué par le Pape Martin I pour défendre les deux volontés du Christ, contre l’édit de l’empereur, qui – pro bono pacis – interdisait de débattre de cette question. Le Pape Martin paya cher son courage : bien que de santé précaire, il fut arrêté et traduit en justice à Constantinople. Jugé et condamné à mort, il obtint la commutation de sa peine en un exil définitif en Crimée, où il mourut le 16 septembre 655, après deux longues années d’humiliations et de tourments.

Quelques temps plus tard, en 662, ce fut le tour de Maxime, qui, s’opposant lui aussi à l’empereur, continuait à répéter : « Il est impossible d’affirmer dans le Christ une seule volonté! » (cf. PG 91, cc. 268-269). Ainsi, avec deux de ses disciples, tous deux appelés Anastase, Maxime fut soumis à un procès exténuant, alors qu’il avait désormais dépassé l’âge de 80 ans.

Le tribunal de l’empereur le condamna, avec l’accusation d’hérésie, à la mutilation cruelle de la langue et de la main droite – les deux organes avec lesquels, à travers la parole et les écrits, Maxime avait combattu la doctrine erronée de l’unique volonté du Christ. Pour finir, le saint moine fut exilé en Colchide, sur la Mer Noire, où il mourut, épuisé par les souffrances endurées, le 13 août de cette même année 662.

 

Source principale : vatican.va

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Sainte Marie Reine

Sainte Marie Reine

Mémoire

Extraits de l’Encyclique du Vénérable Pie XII
(Eugenio Pacelli, 1939-1958)
« Ad Cæli Reginam » §22-26, §36, §39

L’argument principal sur lequel se fonde la dignité royale de Marie, déjà évident dans les textes de la tradition antique et dans la sainte Liturgie, est sans aucun doute sa maternité divine. Dans les Livres Saints, en effet, on affirme du Fils qui sera engendré par la Vierge : « Il sera appelé Fils du Très-Haut et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père, et il régnera dans la maison de Jacob éternellement et son règne n’aura pas de fin » (Luc. 1, 32, 33) ; en outre, Marie est proclamée « Mère du Seigneur » (Luc 1,43). Il s’en suit logiquement qu’elle-même est Reine, puisqu’elle a donné la vie à un Fils qui, dès l’instant de sa conception, même comme homme, était, à cause de l’union hypostatique de la nature humaine avec le Verbe, Roi et Seigneur de toutes choses. St Jean Damascène a donc raison d’écrire : « Elle est vraiment devenue la Souveraine de toute la création au moment où elle devint Mère du Créateur » (St. Jean Damascène, De fide orthodoxa) et l’Archange Gabriel lui-même peut être appelé le premier héraut de la dignité royale de Marie.

Cependant la Bienheureuse Vierge doit être proclamée Reine non seulement à cause de sa maternité divine mais aussi parce que selon la volonté de Dieu, elle joua dans l’œuvre de notre salut éternel, un rôle des plus éminents.

Dans l’accomplissement de la Rédemption, la Très Sainte Vierge fut certes étroitement associée au Christ ; aussi chante-t-on à bon droit dans la Sainte Liturgie : « Sainte Marie, Reine du ciel et maîtresse du monde, brisée de douleur, était debout près de la Croix de Notre-Seigneur Jésus-Christ ». Et un pieux disciple de saint Anselme pouvait écrire au Moyen-âge : « Comme… Dieu, en créant toutes choses par sa puissance, est Père et Seigneur de tout, ainsi Marie, en restaurant toutes choses par ses mérites, est la Mère et la Souveraine de tout : Dieu est Seigneur de toutes choses parce qu’il les a établies dans leur nature propre par son ordre, et Marie est Souveraine de toutes choses en les restaurant dans leur dignité originelle par la grâce qu’elle mérita ». En effet, « Comme le Christ pour nous avoir rachetés est notre Seigneur et notre Roi à un titre particulier, ainsi la Bienheureuse Vierge est aussi notre Reine et Souveraine à cause de la manière unique dont elle contribua à notre Rédemption, en donnant sa chair à son Fils et en l’offrant volontairement pour nous, désirant, demandant et procurant notre salut d’une manière toute spéciale ».

De ces prémisses, on peut tirer l’argument suivant : dans l’œuvre du salut spirituel, Marie fut, par la volonté de Dieu, associée au Christ Jésus, principe de salut, et cela d’une manière semblable à celle dont Ève fut associée à Adam, principe de mort, si « ce fut elle qui, exempte de toute faute personnelle ou héréditaire, bien que l’on peut dire de notre Rédemption qu’elle s’effectua selon une certaine « récapitulation en vertu de laquelle le genre humain, assujetti à la mort par une vierge, se sauve aussi par l’intermédiaire d’une vierge ; en outre on peut dire que cette glorieuse Souveraine fut choisie comme Mère de Dieu précisément « pour être associée à lui dans la rédemption du genre humain » ; réellement toujours étroitement unie à son Fils, l’a offert sur le Golgotha au Père Éternel, sacrifiant en même temps son amour et ses droits maternels, comme une nouvelle Ève, pour toute la postérité d’Adam, souillée par sa chute misérable » ; on pourra donc légitimement en conclure que, comme le Christ, nouvel Adam, est notre Roi parce qu’il est non seulement Fils de Dieu, mais aussi notre Rédempteur, il est également permis d’affirmer, par une certaine analogie, que la Sainte Vierge est Reine, et parce qu’elle est Mère de Dieu et parce que comme une nouvelle Ève, elle fut associée au nouvel Adam.

Sans doute, seul Jésus-Christ, Dieu et homme est Roi, au sens plein, propre et absolu du mot ; Marie, toutefois, participe aussi à sa dignité royale, bien que d’une manière limitée et analogique parce qu’elle est la Mère du Christ Dieu et qu’elle est associée à l’œuvre du Divin Rédempteur dans sa lutte contre les ennemis et au triomphe qu’il a obtenu sur eux tous. En effet par cette union avec le Christ Roi elle atteint une gloire tellement sublime qu’elle dépasse l’excellence de toutes les choses créées : de cette même union avec le Christ, découle la puissance royale qui l’autorise à distribuer les trésors du Royaume du Divin Rédempteur ; enfin cette même union avec le Christ est source de l’efficacité inépuisable de son intercession maternelle auprès du Fils et du Père.

Que tous s’efforcent selon leur condition de reproduire dans leur cœur et dans leur vie, avec un zèle vigilant et attentif, les grandes vertus de la Reine du Ciel, Notre Mère très aimante. Il s’ensuivra en effet que les chrétiens, en honorant et imitant une si grande Reine, se sentiront enfin vraiment frères et, bannissant l’envie et les désirs immodérés des richesses, développeront la charité sociale, respecteront les droits des pauvres et aimeront la paix. Que personne, donc, ne se croie fils de Marie, digne d’être accueilli sous sa puissante protection, si, à son exemple, il ne se montre doux, juste et chaste, et ne contribue avec amour à la vraie fraternité, soucieuse non de blesser et de nuire, mais d’aider et de consoler.

Vivement désireux que la Reine et Mère du peuple chrétien accueille ces vœux et réjouisse de sa paix la terre secouée par la haine et, après cet exil, nous montre à tous Jésus qui sera notre paix et notre joie pour l’éternité, à vous Vénérables Frères et à vos fidèles, Nous accordons de tout cœur, comme gage du secours du Dieu tout-puissant et comme preuve de notre affection, la Bénédiction Apostolique.

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« Il est plus facile à un chameau de passer par un trou d’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume des Cieux » (Mt 19, 23-30)

« Il est plus facile à un chameau de passer par un trou d’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume des Cieux » (Mt 19, 23-30)

Alléluia. Alléluia. 
Jésus Christ s’est fait pauvre, lui qui était riche,
pour que vous deveniez riches par sa pauvreté.
Alléluia. (cf. 2 Co 8, 9)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Amen, je vous le dis :
un riche entrera difficilement dans le royaume des Cieux.
Je vous le répète :
il est plus facile à un chameau
de passer par un trou d’aiguille
qu’à un riche d’entrer dans le royaume des Cieux. »
Entendant ces paroles,
les disciples furent profondément déconcertés,
et ils disaient :
« Qui donc peut être sauvé ? »
Jésus posa sur eux son regard et dit :
« Pour les hommes, c’est impossible,
mais pour Dieu tout est possible. »
Alors Pierre prit la parole et dit à Jésus :
« Voici que nous avons tout quitté pour te suivre :
quelle sera donc notre part ? »
Jésus leur déclara :
« Amen, je vous le dis :
lors du renouvellement du monde,
lorsque le Fils de l’homme siégera sur son trône de gloire,
vous qui m’avez suivi,
vous siégerez vous aussi sur douze trônes
pour juger les douze tribus d’Israël.
Et celui qui aura quitté, à cause de mon nom,
des maisons, des frères, des sœurs,
un père, une mère, des enfants,
ou une terre,
recevra le centuple,
et il aura en héritage la vie éternelle.
Beaucoup de premiers seront derniers,
beaucoup de derniers seront premiers. »
– Acclamons la Parole de Dieu.

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« Gédéon, va sauver Israël ! N’est-ce pas moi qui t’envoie ? » (Jg 6, 11-24a)

« Gédéon, va sauver Israël ! N’est-ce pas moi qui t’envoie ? » (Jg 6, 11-24a)

Lecture du livre des Juges

En ces jours-là,
l’ange du Seigneur vint s’asseoir sous le térébinthe d’Ofra,
qui appartenait à Joas, de la famille d’Abièzer.
Gédéon, son fils, battait le blé dans le pressoir,
pour le soustraire au pillage des Madianites.
L’ange du Seigneur lui apparut et lui dit :
« Le Seigneur est avec toi, vaillant guerrier ! »
Gédéon lui répondit :
« Pardon, mon Seigneur ! Si le Seigneur est avec nous,
pourquoi tout ceci nous est-il arrivé ?
Que sont devenus tous ces prodiges
que nous ont racontés nos pères ?
Ils nous disaient :
“Est-ce que le Seigneur
ne nous a pas fait monter d’Égypte ?”
Mais aujourd’hui le Seigneur nous a abandonnés,
en nous livrant au pouvoir de Madiane… »
Alors le Seigneur regarda Gédéon et lui dit :
« Avec la force qui est en toi,
va sauver Israël du pouvoir de Madiane.
N’est-ce pas moi qui t’envoie ? »
Gédéon reprit :
« Pardon, mon Seigneur ! Comment sauverais-je Israël ?
Mon clan est le plus faible dans la tribu de Manassé,
et moi je suis le plus petit dans la maison de mon père ! »
Le Seigneur lui répondit :
« Je serai avec toi,
et tu battras les Madianites
comme s’ils n’étaient qu’un seul homme. »
Gédéon lui dit :
« Si j’ai trouvé grâce à tes yeux,
donne-moi un signe que c’est bien toi qui me parles.
Ne t’éloigne pas d’ici
avant que je revienne vers toi.
Je vais chercher mon offrande
et je la placerai devant toi. »
Le Seigneur répondit :
« Je resterai jusqu’à ton retour. »
Gédéon s’en alla, il prépara un chevreau,
et avec une mesure de farine il fit des pains sans levain.
Il mit la viande dans une corbeille, et le jus dans un pot,
puis il apporta tout cela sous le térébinthe et le lui présenta.
L’ange de Dieu lui dit :
« Prends la viande et les pains sans levain,
pose-les sur ce rocher et répands le jus. »
Gédéon obéit.
Alors l’ange du Seigneur
étendit le bâton qu’il tenait à la main,
et il toucha la viande et les pains sans levain.
Le feu jaillit de la roche,
consuma la viande et les pains sans levain,
et l’ange du Seigneur disparut.
Alors Gédéon comprit que c’était l’ange du Seigneur,
et il dit :
« Malheur à moi, Seigneur mon Dieu !
Pourquoi donc ai-je vu l’ange du Seigneur face à face ? »
Le Seigneur lui répondit :
« Que la paix soit avec toi !
Sois sans crainte ; tu ne mourras pas. »
À cet endroit, Gédéon bâtit un autel au Seigneur
sous le vocable de Seigneur-de-la-paix.
– Parole du Seigneur.

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Bx Buenaventura García Paredes

Bx Buenaventura García Paredes

Maître Général des dominicains et martyr
(† Madrid 12 août 1936)

Buenaventura, fils de Serapio García Paredes et María Pallasá, naît à Castanedo de Luarda (Asturies, Espagne)  le 19 avril 1866. D’une famille chrétienne, il aidait son père à garder les bêtes et fréquentait l’école paroissiale, quand il connut l’Ordre Dominicain durant une mission populaire. Les frères comprirent que ce jeune avait des dons peu ordinaires et, les deux années suivantes, ils lui firent fréquenter l’École apostolique dominicaine de Curias. Il commença ensuite le noviciat et, après une brève période dans sa famille à cause d’un problème de santé, il continua ses études à Tolède, habitant la cellule qui avait été celle du martyr saint Melchor García Sampedro.

Le 30 août 1883 il reçut l’habit, 4 ans après il fit sa profession solennelle. Il prit le nom de Buenaventura de Saint Luis Beltran. Il fit sa théologie à Avila, étudiant en particulier la Somme de théologie de saint Thomas. Il étudia aussi à Salamanque, à Valence et à Madrid, et fut toujours un étudiant brillant.

Le 25 juillet 1891, il est ordonné prêtre. Docteur en philo et lettres avec une thèse sur St Thomas et l’esthétique moderne, et en droit civil. Il fut envoyé aux Philippines, à Manille, pour achever ses études, puis, de retour à Avila, il commença à enseigner et à publier des articles.
En 1901 il fut élu prieur du couvent Saint Thomas. Le 14 mai 1910 il fut élu supérieur de la Province de Manille, la plus nombreuse de l’Ordre, qui comptait 600 frères. Animé de l’esprit missionnaire, il se préoccupa constamment de la formation des nouveaux frères. Il visita la Chine, le Japon, le Vietnam, où il construisit des écoles et des hôpitaux. Il fonda la revue Missions Dominicaines, pour faire connaître les fatigues des missionnaires. À Manille il projeta et construisit le nouveau siège de la curie provinciale.
En 1911, pour le tricentenaire de la fondation, il entreprit d’agrandir l’Université Saint Thomas en Espagne. Il construisit aussi le Centre d’Études Théologiques de New Orleans.

Au terme des 4 ans de provincialat, il fut reconfirmé par Saint Pie X (Giuseppe Melchiorre Sarto, 1903-1914) dans la charge pour poursuivre son intense apostolat. En 1917 il aida à la construction de la maison du Rosaire de Madrid dont ensuite il devint supérieur. Il vivait dans cette maison avec le Bx Manuel Alvarez qui recevra avec lui la couronne du martyre. Il était un point de référence pour tout l’Ordre et le 22 mai 1926, malgré lui, il fut élu Maître Général. À la première bénédiction comme Maître, étaient présents quelques futurs compagnons de martyre. Il demanda la collaboration de tous, mettant la prière à la base de son nouveau et lourd devoir. Il déménagea ensuite dans sa nouvelle demeure à Rome.
Un an après l’élection il prit, au chapitre général de tous les frères et les sœurs délégués de Ordre, une mesure importante : chacun d’eux, par droit, pouvait signer avec le sigle O.P. Tous étaient appelés à témoigner de la foi au nom de saint Dominique, parce que comme dans une grande famille, “bat dans tous les cœurs dominicains le même amour pour le bien commun de l’Ordre”. Il nomma ensuite les commissions pour adapter au nouveau droit canon les Constitutions des frères et celles de la branche féminine.

En 1936, le P. Buenaventura retourna en Espagne, sachant combien c’était dangereux. Dans les premiers jours d’août, il fut enlevé au couvent d’Ocaña et conduit à Madrid où, le 12 août, il fut tué. Le fils du berger, qui avait été guide de tout l’Ordre Prêcheur, comme le Bon Pasteur prompt à donner sa vie pour ses brebis, témoignait une confiante résignation à la volonté de Dieu.

Le 28 octobre 2007, le card. José Saraiva Martins, Préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints, représentant le Pape Benoît XVI (Joseph Ratzinger, 2005-2013), a présidé, à Rome, la Messe de béatification de 498 martyrs des “persécutions religieuses” de la guerre civile espagnole. Ces catholiques ont été tués dans diverses circonstances en 1934, 1936 ou 1937 ; parmi eux il y avait deux évêques, vingt-quatre prêtres, quatre cent soixante-deux religieux, trois diacres ou séminaristes et sept laïcs qui « versèrent leur sang pour rendre témoignage de l’Evangile de Jésus Christ…soient dorénavant appelés du nom de bienheureux et que leur fête (commune) soit célébrée chaque année le 6 novembre dans les lieux et selon les modalités établies par le droit. » (>>>Lettre du Pape Benoît XVI).

Source principale : cite-catholique.org

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Sainte Jeanne-Françoise de Chantal

Sainte Jeanne-Françoise de Chantal

Veuve et fondatrice de :
Ordo Visitationis Beatissimae Mariae Virginis
(Ordre de la Visitation…)
(1572-1641)

Françoise-Madeleine de Chaugy, nièce de la mère de Chantal, évoque « l’humeur vive et gaie » de sa tante, « son esprit clair, prompt et net, son jugement solide ». Ces qualités humaines devaient rendre sainte Jeanne-Françoise de Chantal très efficace dans toute sa vie d’épouse et de mère, puis de femme consacrée.

Fille de magistrat, Jeanne-Françoise Frémyot, âgée de vingt ans, fut donnée en mariage au baron de Chantal. Leur foyer, où naquirent quatre enfants, connut huit années de bonheur profond, que vint interrompre brutalement un accident de chasse (1600). Le baron, blessé, mourut pieusement quelques jours après. Jeanne avait vingt-huit ans ; dans sa douleur, elle se confia toute à Dieu.

C’est alors que le Seigneur mit François de Sales sur sa route. Dès lors, elle se mit sous sa direction. Avec patience et fermeté, l’évêque de Genève conduisit Jeanne-Françoise à une perfection supérieure : « J’ai trouvé à Dijon, pouvait dire le Saint, la femme forte, en Mme de Chantal. » Le saint évêque donna à la future sainte cette parole qui devrait conduire toute sa vie : « Il faut tout faire par amour, et rien par force ; il faut plus aimer l’obéissance que craindre la désobéissance. »

En 1610, vint l’heure des adieux héroïques de Madame de Chantal à son père et à ses enfants. Elle devint fondatrice de l’Ordre de la Visitation, ordre qui allie contemplation et service des malades. Alors commencèrent à travers la France les voyages incessants pour fonder des maisons à l’image de celle d’Annecy.

La sainte fondatrice meurt à Moulins le 13 décembre 1641.

L’amour de Dieu possédait son âme au point qu’elle n’en pouvait supporter l’ardeur. « Ah ! disait-elle, si le monde connaissait la douceur d’aimer Dieu, il mourrait d’amour ! ».

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« Si vous avez la foi, rien ne vous sera impossible » (Mt 17, 14-20)

« Si vous avez la foi, rien ne vous sera impossible » (Mt 17, 14-20)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
un homme s’approcha de Jésus, et tombant à ses genoux,
il dit :
« Seigneur, prends pitié de mon fils.
Il est épileptique
et il souffre beaucoup.
Souvent il tombe dans le feu
et, souvent aussi, dans l’eau.
Je l’ai amené à tes disciples,
mais ils n’ont pas pu le guérir. »
Prenant la parole, Jésus dit :
« Génération incroyante et dévoyée,
combien de temps devrai-je rester avec vous ?
Combien de temps devrai-je vous supporter ?
Amenez-le-moi. »
Jésus menaça le démon,
et il sortit de lui.
À l’heure même, l’enfant fut guéri.
Alors les disciples s’approchèrent de Jésus
et lui dirent en particulier :
« Pour quelle raison est-ce que nous,
nous n’avons pas réussi à l’expulser ? »
Jésus leur répond :
« En raison de votre peu de foi.
Amen, je vous le dis :
si vous avez de la foi
gros comme une graine de moutarde,
vous direz à cette montagne :
“Transporte-toi d’ici jusque là-bas”,
et elle se transportera ;
rien ne vous sera impossible. »
– Acclamons la Parole de Dieu.

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